5 QUESTIONS À 

 Pablito Zago

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Street artiste, illustrateur, plasticien Français (Avignon). Depuis près de dix ans Pablito Zago, exerce son travail sur les murs, passionné par les grands formats et la palette de couleur quoffre lutilisation des sprays. Sa recherche, son concept graphique soriente plus vers une forme de poésie, sans message clairement lisible, volontairement sur plusieurs lectures, laissant une liberté de narration et de compréhension pour le spectateur. 

 

_ LFdJ :Salut Pablito Zago, nous sommes ravis de te compter parmi nous pour ce nouveau projet. Quoi de beau au pays des « illustrations pour grands enfants névrosés »? C’est comme ça que tu décris tes créations il me semble.

 

 

_ PZ : Je suis inspiré par le monde de l’enfance, depuis toujours, une fascination pour le personnage de Peter Pan (pas seulement à cause de ses collants). J’ai construit mon univers graphique autour de ça, sans le vouloir, mais je ne suis plus un enfant, malgré mes différentes tentatives. Le monde m’a blessé, j’ai du faire face à des problèmes d’argent, affectifs, professionnels… mais aussi pas que des choses négatives mais trop en phases avec le réel…loin du monde de l’enfance tout ça. Donc cette notion de névrose vient de là ! Un monde rêvé autour de l’enfance mais parasité par la vie.

Sinon tout va bien 😉

 

 

_ LFdJ : Quasi tout le monde, pour ne pas dire tout le monde connait ton travail. Mais finalement les gens ne connaissent pas ton parcours. Tu nous racontes ? 

 

 

_ PZ : Hôpital psychiatrique, maisons de rééducations et alcooliques anonymes pendant 12 ans. Sinon à part ça, des études d’histoire de l’art, un BTS en image de communication, plus de 10 ans dans différentes formations musicales et au milieu de tout ça toujours un boulot d’illustration et de peinture.

 

_ LFdJ : Du sud de la France au Mexique en passant par le Canada et le bâtiment de Microsoft Paris. Ça en fait des quartiers, des rues, des murs habillés. Je suis obligée de te demander une anecdote. Genre le truc le plus fou que tu aies vu ou vécu durant tes réalisations.

 

 

_ PZ :Je crois que le truc le plus fou, c’est la tête des organisateurs de murs lorsqu’ils voient ma tête, persuadés de voir un brun, bronzé, hispanique et qu’à la place ils voient un mec avec une tête d’irlandais, roux et blanc de peau.

Non ce que je trouve fou, c’est lorsque tu arrives dans un lieu, que les habitants te tueraient du regard et que deux jours plus tard, ils t’apportent le cafédes gâteaux et te demandent si tu veux pas venir repeindre leur porte. Il nous manque une culture du muralisme en France.

 

 

_ LFdJ : Pablito Zago, c’est quand même toujours un univers très coloré, peuplé de personnages et de drôles d’oiseaux, avec un rapport particulier au rose, je fais référence aussi au tutu. Où trouves tu ton inspiration ? Te souviens-tu de ton premier contact avec la couleur rose ? 

 

 

_ PZ : C’est pas un tutu !

Alors le rose j’en sais vraiment rien. Peut être que quand j’étais gamin je me serai dessiné avec la peau rose. Après peut être qu’Hervé Di Rosa n’y est pas pour rien.

Le juste au corps lui, est parti d’une provocation envers le milieu du graffiti pur et dur. Je veux dire par là, qu’on est pas obligé de porter une casquette et d’écouter du Hip-Hop pour faire du Graff.
Pour le reste, mon inspiration vient de mes nombreux voyages, de ma fascination pour les masques, l’art tribal.

 

 

_ LFdJ : Street artiste, illustrateur, plasticien, il paraît que tu es un peu DJ aussi ! C’est une sorte de récréation pour toi ? C’est quoi la prochaine étape ?

 

 

_ PZ : Je prépare un voyage dans l’espace pour septembre. Non plus sérieusement, tout m’attire. Je m’oblige même aujourd’hui à ne pas toucher à certaines disciplines, j’y perdrais trop de temps.

Je suis sûr qu’il y a un truc avec la mort (je t’écris ça comme çà chaud, de l’auto psychanalyse de comptoir), mais un truc de peur de ne pas avoir essayer certaines choses avant de disparaître.

 

Plus d’info : pablitozago.com

" Peut-être que quand j'étais gamin, je me serais dessiné avec la peau rose"
Clin d'oeil de l'interview : " Mais au fait, pourquoi un tutu? "
Laure Pelissier
Directrice Artistique
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